Pulvérisés

Compagnie de l'Arcade
aff pulverises avignon 03

du 6 au 29 juillet 2017 à 16h40

Relâche les lundi 10, 17 et 24 juillet

Présence Pasteur
13 Rue Pont Trouca, 84000 Avignon

 

Mise en scène et Scénographie : Vincent Dussart 
Avec 
Patrice Gallet
Tony Harrisson
Simona Maicanescu
Haini Wang 
Lumières : Jerome Bertin Alexandrine Rollin 
Costumes : Lou Delville


Dossier artistique

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Quatre métiers, quatre villes : Shanghai, Dakar, Lyon, Bucarest. La vie en entreprise aux quatre coins du monde. Une ouvrière chinoise raconte 
ce qu'elle subit chaque jour à l'usine : l'humiliation quotidienne. Au même moment, un superviseur de plateau sénégalais dénonce la cruauté dont peut faire preuve son chef d'entreprise pour «faire du chiffre ». Ailleurs, un responsable assurance- qualité voit se détériorer sa relation familiale sous la pression du travail. Et à Bucarest, une ingénieure d'études et développement témoigne de sa difficulté à s'intégrer, à réussir, à gravir les échelons.

Le texte de Pulvérisés est construit comme une carte de géopolitique : la vieille Europe dominatrice qui délocalise (Lyon) ; l’Europe qui s’ouvre sur le monde (Bucarest) ; la Chine, immense atelier globalisé (Shanghai) et l’Afrique émergente (Dakar). Comme pour dire le vertige de la mondialisation.

Pulvérisés est une écriture de l'intime qui accompagne quatre personnages sur leurs lieux de travail mais également dans leurs chambres ou dortoirs. Alexandra Badea construit un poème où chacun s'adresse au public de façon frontale, dans un «tu» qui renforce la proximité, la confidentialité du témoignage intime. Avec douceur, l'ordinaire et le tragique tissent une trame narrative qui oscille entre monologues et dialogues, individualité et voix plurielle. De voix intérieures en instants de vie, le spectateur passe d'une solitude à l'autre et petit à petit les personnages deviennent des silhouettes familières.

PRESSE

Alexandra Badea pose son doigt là où ça fait mal. La pièce est mise en scène avec une sobriété éclatante parVincent Dussart grâce à un dispositif choral, immersif, qui place chaque personnage sous le projecteur de ses pensées intimes.
Le Monde Ce qui se joue là, dans une sorte d’état d’urgence des nerfs, signifie à la perfection, jusque dansla chute des corps exténués, l’inhumanité en marche du rendement. C’est d’une vérité criante. Vincent Dussart explore sans peur le monde de «l’horreur économique» avec une franchise plastique digne d’éloges.
L’Humanité

Vincent Dussart a parfaitement dirigé Patrice Gallet, Tony Harrisson, Simona Maicanescu et la jeune et formidable actrice franco-chinoise Haini Wang ; ils sont impeccables et interprètent avec beaucoup d’intelligence ces travailleurs qui sont enfermés dans un système inhumain au prix de leur identité.
Théâtre du blog

La mondialisation et la course effrénée au profit ont déshumanisé le travail, les badges ont remplacé les sourires. L’idéologie dominante veut nousfaire oublier que le travail n’a pas pour seule finalité la rémunération, que l’homme y trouve aussi son identité, que l’entreprise est un endroit où on noue des liens avec d’autres, où on collabore et lutte ensemble. Le risque c’est, comme le dit un des personnages, qu’« on va tous disparaître. Pulvérisés».Et cela,Alexandra Badea etVincent Dussart le disent avec talent et c’est passionnant.
La lettre du SNES

La capitale Catalane a eu la grande chance d’accueillir ce spectacle dans lequel Hainy Wang, Simona Maicanescu,Tony Harrison et Patrice Gallet sont tout simplement fantastiques, sans exception. Une mise en scène habile et dynamique.
NUVOL